En France, le seul poker autorisé est le Texas hold’em, mais c’est aussi le plus populaire dans le monde (plus de 9 parties de poker sur 10), le plus intéressant et le moins soumis aux caprices du hasard…
On y joue avec un jeu de 52 cartes, sans Joker, entre 2 et 8 joueurs. Les règles sont simples, mais la stratégie peut être très complexe. Attention : sa pratique est limitée aux casinos et aux cercles. La pratique non financière est tolérée dans le cadre privé.
Une partie de poker est constituée d’une série de « coups » indépendants les uns des autres. Le but du jeu consiste à gagner les enchères du coup (le « pot »), soit en abattant la meilleure combinaison, soit en faisant une enchère qui n’est tenue par aucun autre joueur.
La « salade », puis trois mélanges à l’effeuillage suivis de trois coupes en série. Si le donneur fait partie du jeu, la donne est généralement suivie d’une coupe, faite par le voisin de droite, qui peut d’ailleurs la refuser.
Si le donneur ne fait pas partie du jeu (croupier), il marque le donneur virtuel par un « bouton », jeton spécial qui signale aux autres joueurs où commence le tour de parole.
Le joueur placé à gauche du donneur est le blindeur. Le joueur placé à gauche du blindeur est le surblindeur.
Le blindeur mise un blind, qui est une ouverture forcée.
Le surblindeur mise un surblind, qui est une relance forcée.
En général : surblind = 2 x blind. Par exemple : 100-200.
Le donneur distribue deux cartes, une par une, à chaque joueur.
C’est le joueur UTG (Under The Gun), c’est-à-dire celui qui est assis à gauche du surblindeur, qui commence. Il a le choix entre :
– passer (quitter le coup)
– payer, ou suivre (payer le surblind), ce qui le maintient
– relancer le surblind.
A la fin du tour d’enchères, on passe à l’étape suivante s’il reste au moins deux joueurs en lice. Sinon, le pot est attribué au dernier relanceur.
(Pour plus d’informations sur le tour d'enchères, voir ci-dessous.)
Le donneur brûle une carte : au lieu de donner la première carte du dessus du paquet, il la met de côté.
Puis il donne les trois cartes suivantes faces en l’air et les étale l’une à côté de l’autre devant lui. C’est le flop.
Le premier des joueurs encore en lice a le choix entre :
– ouvrir
– checker
En checkant, le joueur ne mise rien mais se maintient dans le coup.
A la fin du tour d’enchères, on passe à l’étape suivante s’il reste au moins deux joueurs en lice. Sinon, le pot est attribué au dernier relanceur.
Le donneur brûle une carte, puis donne la suivante à droite du flop.
Il se déroule comme le précédent.
A la fin du tour d’enchères, on passe à l’étape suivante s’il reste au moins deux joueurs en lice. Sinon, le pot est attribué au dernier relanceur.
Le donneur brûle une carte, puis pose la suivante à droite de la turn.
Il se déroule comme le précédent.
A la fin du tour d’enchères, on passe à l’étape suivante s’il reste au moins deux joueurs en lice. Sinon, le pot est attribué au dernier relanceur.
Les joueurs encore en lice abattent leurs mains respectives pour les comparer.
Le dernier relanceur doit abattre en premier, les autres joueurs abattant dans l’ordre de la parole après lui. Un joueur qui se voit battu a le droit de ne pas abattre son jeu. Il le jette et perd toute prétention au pot. On admet qu’un joueur peut abattre immédiatement s’il se pense gagnant, même s’il n’est pas dernier relanceur.
Important : en tournoi, l’abattage est obligatoire, même si le tableau est incomplet, dès qu’il n’y a plus qu’un seul joueur auquel il reste des jetons, les autres ayant fait “all-in”.
Le pot est attribué au meilleur jeu abattu.
En cas d’égalité, le pot est partagé.
Il se peut que le coup ne respecte pas les 12 étapes mais se termine avant. C’est le cas quand le dernier ouvreur ou relanceur n’est suivi par aucun adversaire, donc lors de l’étape 4, 6, 8 ou 10. Il empoche donc le pot sans avoir à montrer ses cartes.
A la fin de cette présentation, nos constatons donc qu’un coup de Texas hold’em comporte entre un et quatre tours d’enchères :
- préflop
- au flop
- à la turn
- à la river