Barbara Enright
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Les femmes auraient un avantage sur leur concurrents masculins. Les psychologues nous disent que les femmes possèdent un sixième sens, et cet instinct peut être un atout précieux à une table de Poker.
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Barbara Enright
Née à la fin des années 1950, Barbara Enright a commencé à jouer à quatre ans. Adolescente, il lui arrivait de jouer dans de petites parties à domicile. Quand elle perdait, elle se mettait à pleurer pour qu’on lui rende son argent. Elle n’était vraiment pas faite pour le Poker, du moins apparemment…
« Eh oui ! Encore aujourd’hui, il m’arrive de pleurer quand je perds, et ils ne me rendent toujours pas mon argent ! » s’amuse Barbara qui aime rire et ne se gêne pas pour ça. Elle passe beaucoup de temps dans les tournois à signer des autographes et à poser pour des photos d’amateurs.
Il est loin le temps de l’apprentie coiffeuse des environs de Toluca Lake, en Californie. C’est là qu’elle a vraiment commencé à jouer, dans l’arrière-boutique, avec les autres employées du salon, et qu’elle a commencé aussi à gagner. Encouragée par une amie, elle est allée au Gardena Club et a commencé ses premières parties à dix dollars. Elle en a perdu plusieurs d’affilée jusqu’à ce qu’un joueur décide de la prendre sous son aile et de lui faire lire Quit work, play Poker and sleep till noon, de John Fox. C’est ce qu’elle a fait. A partir de ce moment, elle est devenue régulièrement gagnante.
Barbara élevait un jeune garcon. Elle complétait ses revenus en étant préparatrice de cocktails. Mais une maladie l’a empêchée de garder son travail et c’est à ce moment-là qu’elle a envisagé sérieusement de jouer au Poker à temps plein. La première fois qu’elle a joué à la table 5-10 dollars de Gardena, elle était morte de peur mais elle s’en est sortie avec un gain de 300 dollars.
Son premier tournoi a eu lieu à Adelano. Elle a remporté le premier prix de 1.400 dollars. De la même manière, elle a gagné le premier tournoi WSOP auquel elle s’est inscrite. Il s’agissait du WSOP Ladies Championship, en 1986, résultat qu’elle a réédité en 1994. Elle a aussi gagné le premier tournoi d’Omaha hi-lo limit dans lequel elle s’est engagée. Dans les WSOP 1996, elle s’est aussi adjugé un titre en Hold’em pot-limit, faisant l’admiration de ces messieurs qui ont attendu la 27e édition des Championnats du monde pour voir une femme décrocher enfin un titre open.
Elle excelle autant au no-limit qu’au pot-limit et aux limites fixes. C’est la seule femme qui ait gagné le combiné des « Legends of Poker » du Bicycle Casino.
Barbara profite d’une solide réputation de… chanceuse. Des joueurs de bon conseil comme Gus Hansen ou Rolf Slotboom vous diront qu’on provoque la chance sans la subir, et que le fait de paraître chanceux est un talent qu’il faut savoir cultiver. C’est le meilleur moyen de passer pour un piètre joueur quand on est très bon.
Le Poker n’est pas toute la vie de Barbara. Croyez-le si vous voulez, mais, entre les tournois et ses chansons, elle a eu le temps d’élever… onze enfants. C’est une fanatique de musique, amie de nombreux musiciens et chanteurs, comme Little Richard. Elle est mariée au journaliste satirique Max Shapiro, par ailleurs joueur de Poker lui aussi.
Elle travaille comme éditrice en chef du magazine Woman Poker Player lancé en avril 2005. Si vous rencontrez un joueur du nom de ItsOnlyMe sur une table de site en ligne, méfiez-vous car c’est d’elle qu’il s’agit.
François Montmirel
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